centrale nucléaire surchauffe

Centrale nucléaire et changement climatique : sécheresse, canicule et des centrales en surchauffe

 

Cela affecte nos fleuves et rivières…

Le bouleversement climatique va accroitre les fortes chaleurs (comme celle de juin / juillet). Les épisodes de sécheresse quant à eux vont également augmenter. A ce jour, deux tiers des départements français sont en état de sécheresse avec des restrictions d’eau… Et l’été est loin d’être fini ! La crise climatique entraîne mécaniquement une aggravation de la crise aquatique. Pour preuve, le niveau des fleuves est exceptionnellement bas, la température des eaux de rivières en forte hausse… Et bien d’autres problèmes. Cet été, le niveau du Doubs est très bas, la Garonne est très basse également, le débit de la Loire est significativement inférieur à la moyenne, celui de la Vienne est très bas…

Une dépendance bien connue…

La dépendance d’une centrale nucléaire à une ressource d’eau abondante met en doute sa résilience concernant le dérèglement climatique. Les centrales prélèvent de volumineuses quantités d’eau et rejettent dans les fleuves et rivières de l’eau plus chaude. Cette eau se charge de substances chimiques et radioactives (tritium notamment). Lorsque la température augmente et que le débit des fleuves et rivières diminue, l’impact de ces nuisances est plus important en raison d’une moindre dilution des polluants et d’un rejet d’eau chaude plus impactant pour les milieux aquatiques.

Depuis des années Alsace nature alerte sur le réchauffement du Rhin lié à Fessenheim. En 2013, à l’échelle nationale, plus de 54 % des prélèvements dans les eaux de surface étaient destinés à la production d’énergie, essentiellement pour le refroidissement d’une centrale nucléaire. Par exemple, faut-il rappeler la nécessité que la Loire, qui alimente les centrales de Belleville, Dampierre, Saint-Laurent et Chinon ait un débit suffisant pour permettre ce refroidissement ?

Qui provoque des surchauffes…

Durant la canicule de 2003, 17 réacteurs nucléaires (1/4 du parc français) avaient dû réduire leur production, ou être mis à l’arrêt. EDF avait même dû acheter de l’électricité dans des pays voisins. Lors de l’été 2018, une demi-douzaine de réacteurs ont vu leur puissance être réduite du fait des problèmes de sécheresse et de canicule et 4 ont même dû être arrêtées. Or, le ministère de la Transition écologique prévoit une chute pouvant atteindre 40% d’ici 2050.

De surcroît, certains équipements nucléaires demeurent très vulnérables en cas de fortes températures. C’est le cas par exemple des diesels de secours en cas de défaillance du réseau électrique. Ceux-ci doivent être refroidis par l’air extérieur. L’IRSN indique que « la démonstration de la capacité des installations à faire face à des situations de grande chaleur n’est pas pleinement apportée par EDF ». Les centrales sont dès à présent déjà mises à mal avec la canicule actuelle

Concernant les gaz à effet de serre…

Le nucléaire n’est donc pas la panacée ou le « mal nécessaire » au changement climatique. C’est même plutôt le contraire. Il est très vulnérable à l’augmentation des températures et à la baisse de débit des cours d’eau. Notons qu’il ne participe pas à la baisse des émissions de GES (la France -pays européen le plus nucléarisé- ayant même vu l’an passé augmenté ses GES). Le bouleversement climatique rend le nucléaire encore plus dangereux.

Il est temps d’en sortir et de passer au photovoltaïque !

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