hausse tarif edf 2019

Électricité : la hausse de 6 % s’appliquera bien au printemps

A l’inverse de l’année 2018, où les tarifs d’EDF ont baissés de -0.5% en moyenne, début 2019 devait initialement sonner le retour d’une augmentation. La Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) avait ainsi proposé à François de Rugy (ministre de l’Énergie et de la Transition écologique) une hausse des tarifs de l’électricité 2019.

Timing délicat pour le Gouvernement,  déjà englué dans un contexte de mécontentement général. Les manifestants luttent déjà contre la hausse des taxes sur le carburant et la baisse du pouvoir d’achat. D’autant plus que les prix de l’électricité ont augmenté de quelques 35% depuis 10 ans. Alors que les Gilets Jaunes manifestent, Édouard Philippe annonçait que les tarifs de l’électricité seraient gelés jusqu’en mai 2019. Un moyen pour l’exécutif de calmer des esprits déjà à vif…

Comme promis, le gouvernement laissera passer la période hivernale avant d’appliquer l’augmentation de 5,9 %. Mais il n’entend pas réduire les taxes pour limiter la hausse.

 Le gouvernement, comme la loi l’y autorise, n’appliquera pas ces hausses tarifaires tant que la période de chauffe hivernale ne sera pas terminée », précise le communiqué. Cette période, selon l’usage, s’achève généralement au 15 avril.

Une hausse d’environ 6% en juin confirmée par la CRE et le ministre de l’Energie

On pouvait donc s’attendre à une hausse encore plus élevée à l’été 2019… L’hiver étant fini, le vendredi 22 mars 2019, le ministre de la Transition écologique François de Rugy a confirmé l’augmentation des tarifs réglementés en juin 2019 :

«Nous avons déjà dit que c’était autour de 5 ou 6%».

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a préconisé une hausse de 5,9% des tarifs de l’électricité. Cette augmentation va toucher près de 26 millions de foyers clients du fournisseur historique EDF (soit environ 80% des particuliers).

Par son communiqué, le gouvernement confirme aussi qu’il ne fera pas de geste fiscal pour réduire la facture. Une piste qu’évoquait ces dernières semaines le régulateur et certains fournisseurs, soucieux de limiter la hausse. Mais cela aurait eu des conséquences sur le déficit budgétaire de l’Etat.

Il rappelle aussi les divers dispositifs en œuvre pour aider les ménages les plus modestes : chèque énergie, prime à la conversion des chaudières au fioul ou au gaz, crédit d’impôt transition énergétique… Et il travaille à une nouvelle aide pour les ménages dotés de « chauffages électriques non performants ».

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